Discours

UNGA: Discours au Événement parallèle de haut niveau pour l’élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles

Discours du Premier ministre au Événement parallèle de haut niveau pour l’élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles

Chers amis, 

 

Plus de vingt ans après l'adoption de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, il est interpellant de constater que la situation des femmes et des filles dans les conflits armés reste plus que d’actualité. 

 

La violence fondée sur le genre est l'une des pires pandémies de l'histoire. Meurtres, viols, coups, menaces. Les dégâts sont immenses : des milliers de vies perdues chaque année, des ravages terribles, handicaps, dépressions, grossesses non désirées, maladies de longue durée et discrimination. 

 

Il est primordial que nous continuions à dénoncer cette violence et à agir. La violence sexuelle liée aux conflits est un crime de guerre et ses auteurs doivent être poursuivis. 

 

Mais il est tout aussi important d'écouter attentivement les survivants, qui ne constituent pas un groupe homogène. Ils ont tous leur propre histoire dont il est important de tirer des enseignements, pour mieux prévenir cette violence et en reconnaître les signes avant-coureurs. 

  

Aujourd'hui, je voudrais attirer, une fois de plus, l’attention sur la participation des femmes à la prise de décision, et plus précisément sur leur participation égale aux processus de paix.  

 

Nous nous sommes tous engagés en faveur du « Programme pour les femmes, la paix et la sécurité» et pourtant, les progrès sont lents, inégaux et insuffisants.  

 

Pour que la paix soit durable, pour toute une population, les processus de paix doivent être inclusifs. Les femmes représentent la moitié de notre société, telle doit également être leur part dans les processus de paix. 

  

Des mesures concrètes peuvent être prises à tous les niveaux. Dans les négociations internationales, mais aussi en commençant en bas, au niveau local 

 

Intensifions donc nos efforts, pour que l'autonomisation des femmes soit au cœur des mesures de prévention, pour un soutien accru aux organisations de femmes et aux femmes qui militent pour les droits humains. Ce sont autant d'éléments clés sur lesquels la Belgique continuera à travailler dans le cadre du Plan d'action national belge « Femmes, Paix et Sécurité ». 

 

Je vous remercie.